Articles avec #ecrivain et romancier de chatillon tag

Publié le 9 Juillet 2014

UN CANAL C’était un beau mois de novembre comme il n’y en a qu’à Paris, avec un soleil qui fait croire que l’air est pur, si pur que quand on le respire sous les marronniers des quais de Seine, trébuchant un peu sur les bogues qui n’ont pas encore été...

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Rédigé par Le blog sur Chatillon sur Indre

Publié dans #Ecrivain et romancier de Chatillon

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Publié le 9 Juillet 2014

puis dans une autre. Aujourd’hui il ne regardait plus que le panneau des « sans qualification ». Il essaya de téléphoner sur le trottoir même de la rue de Bercy : sur messagerie, évidemment ! Il laissa ses coordonnées pour qu’on le rappelle : si le marinier...

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Publié le 9 Juillet 2014

vieux, portant une casquette de marin plus ou moins crasseuse. Les autres, plus jeunes et plus rares, étaient en bleu de travail, bien charpentés, cheveux coupés court. Ils semblaient tous parler le même langage devant leur verre de vin blanc, certains,...

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Publié le 9 Juillet 2014

Au retour il poussa la porte du café. L’homme qui lui avait souri la veille, lui sourit encore. Il vint naturellement s’asseoir à sa table et lui demanda : Tu n’es pas marinier, toi ? Non… enfin pas encore ! Pourquoi « pas encore » ? Etienne raconta l’ANPE,...

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Publié le 9 Juillet 2014

Maintenant la brume s’était levée, le ciel et l’eau étaient bleus, les bateaux avaient la coque noire et les superstructures de couleurs variées. Il y en avait de toutes les formes. Etienne fut surtout impressionné par les pousseurs et leurs barges, vides...

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Publié le 9 Juillet 2014

Un homme qu’il n’avait pas vu l’accosta : Elle est belle, non ? Puis : Vous êtes Etienne Leroux ? Et vous le patron de la Clotilde ? Il avait appris au café à parler presque comme les mariniers. Oui c’est moi, Maurice Bellestre. Tu es prêt à quitter tes...

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Publié le 9 Juillet 2014

Premier largage. Les amarres étaient prises dans des bittes qui ressemblaient à de gros champignons marron écrasés d’un côté. Etienne les dégagea et les lança sur le pont de la péniche, puis il sauta à bord et les rangea bien en cercle comme le patron...

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Publié le 9 Juillet 2014

Si tu as besoin de quelque chose, tu le dis, du lavage, du raccommodage, c’est moi qui fais tout ça ici, pour tout le monde sur le bateau. Le jour baissant, il fallait trouver où s’amarrer. En général, sur la Seine, avant ou après les écluses, des pontons...

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Publié le 9 Juillet 2014

nuit tombante, Etienne fit le plein de Gazole, mais la bourse était fermée depuis longtemps. Ils accostèrent donc sur la rive gauche, là où il y avait déjà sur deux rangées, une bonne dizaine de péniches. Ils commencèrent la troisième. Suzanne en profita...

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Publié le 9 Juillet 2014

Il en avait touché deux mots au patron en lui demandant s’il avait la pièce en rechange. Son patron répondit par l’affirmative, ce qui l’étonna. À charge pour lui de la trouver dans le désordre ambiant ! Il finit par mettre la main dessus. Il ne fallait...

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Publié le 9 Juillet 2014

Maintenant le passage aux écluses était différent, plus chaleureux : les éclusier connaissaient la Clotilde, les Bellestre. On parlait de l’état du canal, d’Etienne qu’ils n’avaient jamais vu. Il y avait aussi de scènes de tous les jours : une petite...

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Publié le 9 Juillet 2014

Bellestre leur envoya une boite de graisse et des pinceaux ; après bien des efforts les portes se refermèrent. Heureusement, les vantelles aval acceptèrent de s’entrouvrir : la vidange du bassin prit près de dix minutes. Suzanne et Etienne durent graisser...

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Publié le 9 Juillet 2014

Etienne sentit qu’une certaine inquiétude gagnait le couple de mariniers. On dirait qu’on s’est trompé de canal, qu’on est sur un canal désaffecté. Mais à Migennes, pas moyen de se tromper : ou on continue sur l’Yonne, ou on prend à gauche le canal de...

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Publié le 9 Juillet 2014

Suzanne demanda pourquoi. Pour ne pas l’inquiéter davantage Bellestre préféra répondre qu’au bord de l’étang il y avait à coup sûr une autre porte, une écluse, une rivière ou même un fleuve qui leur permettraient de poursuivre leur route. Il suffisait...

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Publié le 9 Juillet 2014

Bellestre, en bon marinier, jeta un regard en arrière : le pont-canal était en ruine. Les lampadaires pendaient la tête en bas, des pans entiers de poutrelles s’étaient détachés, formant de larges trous dans le pont maintenant à sec. Heureusement une...

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Publié le 9 Juillet 2014

Ils naviguèrent ainsi plusieurs jours. Ils n’avaient plus de quoi manger, mais ils n’avaient toujours pas faim, comme s’ils n’avaient plus besoin de manger pour vivre. Maintenant, ils se laissaient faire. On ne pouvait pas parler de fatalisme, ce qui...

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Publié le 9 Juillet 2014

Les trois mariniers se tenaient sur une même ligne, adossés à la cabine de pilotage, les pieds sur le premier panneau d’écoutille. Quant le nez du bateau sortit de l’ombre il blanchit progressivement comme sous le coup d’un pinceau invisible, se confondant...

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Publié le 9 Juillet 2014

En approchant encore Etienne reconnut un bistrot à la peinture toute écaillée qu’il connaissait bien : c’était l’Avalant. Mais, c’est l’Avalant répéta Bellestre ! Sur la vitre de la porte qu’ils poussèrent il y avait toujours ce vieil autocollant marqué...

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Publié le 9 Juillet 2014

En approchant encore Etienne reconnut un bistrot à la peinture toute écaillée qu’il connaissait bien : c’était l’Avalant. Mais, c’est l’Avalant répéta Bellestre ! Sur la vitre de la porte qu’ils poussèrent il y avait toujours ce vieil autocollant marqué...

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Publié le 9 Juillet 2014

En première page de l’Yonne Républicaine on aurait pu lire en date du 29 novembre 1998 : « Saint-Florentin « Sur le Canal de Bourgogne, une péniche a sauté sur une bombe de la seconde guerre « mondiale qui n’avait pas explosé. Le bateau a pris feu immédiatement....

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